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Ces textes sont écrits avec les mots que m'a dicté mon coeur pour un partage avec celles et ceux qui sont dans la même souffrance que Valérie et moi du manque d'un Ange.
                            Philippe COSTES le papa de Jérôme
 
A mon ANGE :

Pour toutes les Mamans qui ont perdu un Ange 
 
En pensant à vous les Mamanges, ces mots me sont venus
 
C’est le cadeau de Noël de vos anges j’en suis convaincu   
 
 
Neuf mois en mon ventre je t’ai porté, je t’ai nourri
 
J’ai souffert avec toi lorsque tes yeux se sont ouverts à la vie
 
Je t’ai tant aimé le peu de temps qu’il nous à été donné  
 
Trop court moment de bonheur pour une maman et son bébé
 
Faire juste connaissance et puis maintenant ton absence apprivoiser  
 
J’ai tant pleuré le jour où tu t’es envolé
 
J’aurai voulu m’accrocher à tes ailes déployées
 
Te retenir, te blottir contre moi et te garder
 
Dans mes yeux maintenant brille ta flamme pour l’éternité
 
L’Ange qui est désormais dans mon cœur
 
Porte le prénom de mon enfant protecteur
 
Il est en moi, non pas enfoui, mais plus vivant encore
 
Chaque jour qui passe, je l’aime davantage, c’est mon ange et je l’adore
 
Cet amour du premier jour n’aura jamais de fin
 
Car le moment venu il m’attendra au bout du chemin
 
Me prendre par la main et à tout jamais chasser mon chagrin
 
La vie ne s’arrête pas ici-bas, il m’attend le jour venu un autre destin
 
Et dans la joie retrouver mon ange qui de l’autre côté du voile  
 
Attend paisiblement le moment de nos retrouvailles
 
L'amour pour mon Ange n'a pas de barrière  
 
L’amour pour mon Ange n’a pas de frontière
 
L’Ange qui est désormais dans mon cœur
 
Porte le prénom de mon enfant protecteur


 

Pour Sophie la Maman de Jeanne,
 
 
Dans ce pays où je séjourne le ciel est souvent bleu
 
Dans mon cœur pourtant très souvent il pleut
 
Il pleut des grosses gouttes qui de mes yeux coulent tel un torrent
 
Inondant ainsi mon cœur brisé de jeune Maman
 
Jeanne, ma petite Jeanne, ma chair, mon enfant adoré, s’en est allée
 
Quelqu’un en haut lieu à décidé de me l’enlever
 
Alors dans ce pays où le ciel est perpétuellement étoilé
 
Très souvent le soir mes yeux dans le ciel restent figés
 
A la recherche de cette étoile, de mon étoile à moi
 
Celle qui brille de mille feux et qui m’apporte tant d’émoi 
 
Ma petite Jeanne, n’est pas qu’une étoile, elle est devenue un Ange
 
Un bel Ange qui illumine les cieux et mon cœur de Mamange
 
Ma petite Jeanne, sois dans ce monde merveilleux où seul l’amour existe
 
Et de temps en temps envoies moi un peu de chaleur pour ne pas rester triste
 
Ressentir ta flamme réchauffer mon cœur et savoir que c’est toi  
 
Toi qui viens te blottir de temps en temps contre moi
 
Pour un moment être toi et moi, n’être qu’un et se sentir si bien
 
Je t’aime mon Ange, personne ne pourra couper ce lien
 
Nous sommes désormais liées pour l’éternité
 
Dans mon être tout entier désormais tu t’es installée
 
Brille mon Enfant, dans les cieux et dans mon cœur
 
Que ta lumière étincelante apaise ma tristesse et m’apporte un peu de bonheur
 
Je t'aime ma petite Jeanne, sois en moi , toute en moi, jusqu'au plus profond de mon âme


 

Pour Elisabeth la Maman de Marley,

 
Tous les jours que Dieu fait, mes pensées se tournent vers Marley
 
Marley qui nous a un trop court instant apporté tant de gaité
 
La venue d’un Enfant est quelque chose de merveilleux
 
Le départ prématuré nous rend, si malheureux
 
Pourquoi nous retirer ce que nous avons tant désiré ?
 
Attendu pendant des mois avec tant d’impatience et de fierté
 
Tous les projets de notre famille qui volent en éclats
 
Qui nous laisse chaos face à l’inconcevable trépas
 
La première réaction est de vivre dans le passé
 
De refuser d’admettre cette triste réalité
 
Notre Ange avait une place de roi, tellement il était choyé
 
Nous cherchons à comprendre pourquoi tant de cruauté
 
Inconsolable nous le serons jusqu’à la fin des temps
 
Rien ne pourra nous faire oublier notre petit Enfant
 
La tristesse a envahi nos corps jusqu’à pénétrer notre âme
 
De nos rires d’hier ne restent aujourd’hui que des larmes
 
Cette nouvelle condition qui nous apporte malheur et trahison
 
Sans comprendre, nous sommes désignés coupables et enfermés dans cette prison
 
Revivre ces moments merveilleux sans pouvoir nous échapper
 
Cloîtrés, attachés à ses chaînes qui nous empêchent de nous évader
 
Cette nouvelle existence qui nous est imposé et qui se nomment souffrance
 
Mais quelquefois sans explication aucune, s’installe une forme de délivrance
 
Cette perception étrange de le sentir prés de moi,  
 
Cette sensation merveilleuse de le sentir entièrement en moi
 
Difficile de définir ce ressenti, il ne peut s’agir que de mon petit Marley
 
Qui de temps en temps quitte son paradis et vient dans mon cœur s’installer
 
Viens petit Marley, viens déposer des baisers sur le cœur de Maman
 
Viens plus souvent, Maman à besoin de beaux messages d’Amour de la part de son enfant 

Viens petit Marley poser ta tête sur le cœur de Maman
 
Fais souffler ce petit vent chaud pour sécher les larmes de Maman
 
Petit Marley, mon Ange vient dans mon cœur aménager
 
Laisse tes affaires sur ton nuage, Maman a tout préparé

 


 

Pour Nirva la Maman de Rose,



Nirva, je dépose au coté de votre Rose ses pensées pour en faire un beau bouquet: 

 
Rose, ma petite Rose, toi qui n’étais que bouton en ce monde
 
Toi qui n’avais encore sorti tes épines protectrices, tu t’es transformée en blanche colombe  
 
Jamais ici-bas de mes yeux je ne verrai  les couleurs sublimes de tes pétales blondes
 
La nature, cette dure nature terrestre, ne t’as pas permis d'éclore et de t’épanouir
 
Jamais je ne pourrais t’oublier, mon Amour pour toi ne pourra jamais se tarir  
 
Je t’ai porté pendant des mois avant de te donner la vie
 
Tu m’as tout donné, j’aurai tant voulu que cela dure à l’infini
 
Je ne peux me résoudre qu’à tout jamais ce soit fini  
   
Alors chaque jour qui passe, moi ta maman, je te fais grandir
 
 Je sais que désormais tu t’es enraciné en moi, au plus profond de moi pour me chérir
 
Mon cœur est un beau vase dans lequel  j’ai déposé ta tige
 
Et bien souvent lorsque j’ai mal de ton absence qui me fige
 
Je mets ma main sur mon cœur et je caresse tes pétales délicatement du bout de mes doigts
 
Et cela pour que jamais tu ne fanes, te rendre plus belle chaque jour en moi
 
Tu te nourris de mon Amour, comme je me nourri du tiens
 
Et cela fait parti désormais de mon quotidien
 
Je t’aime ma Rose, ma belle Rose
 
Sois dans mon cœur et repose
 
Dans l’attente du jour venu
 
Où toutes deux nous ne seront pas déçues


 
Pour la Maman de Mahasin (adorable prénom Egyptien),  

Ma petite Mamange adorée,
 
Je sais que cette fin d'année te seras difficile  
car pour ce noël je ne serais pas à tes yeux visibles  
mais fais comme d'habitude, pense à moi avec ton coeur  
et je ferais en sorte de t'envoyer un peu de bonheur  
car je veux que tu saches que ta petite Mahasin  
est toujours en toi du soir au matin  
il suffit de m'adresser des mots d'amour comme tu le fais chaque jour  
pour qu'a mon tour je caresse ton coeur pour que tu ressentes mon Amour  
L'Amour d'un Enfant pour sa maman rime avec toujours  
et jusqu'à ce jour personne n'en a fait le tour  
N'oublie pas que je respire désormais par les battements de ton cœur  
cet oxygène, ton oxygène m’est nécessaire pour mon propre bonheur  
alors attends seulement le moment venu et tu ne seras pas déçue  
Ta petit Mahasin qui t’aime et qui t’envoie de belles pensées de l’au-delà  
Je veille sur toi et cela ne l’oublie pas, n’en doute pas  
Je t’aime, le jour, le soir, et le matin  
Tendrement, ta petite Mahasin  
 
PS : Comme les années précédentes fais un beau sapin, je déposerais  en catimini mes souliers de satin  
Et surtout ne les remplis pas de chagrin, mais uniquement de pensées positives pour ta petite Mahasin  
Plein d’Amour à mon papa qu’il sache que je l’aime comme je sais qu’il m’aime  
Je dépose sur ses paupières de tendres baisers pour apaiser sa peine  
Amour, Amour comme toujours ne m'envoyez que de l’Amour  



 
Ma signification toute personnelle du mot « AMOUR »
 
Il existe un mot, une émotion, qui se partage depuis la nuit des temps
Utilisé par chacun de nous pour faire part d’un profond sentiment
 
Ce doux mot qui chante à nos oreilles et qui souvent nous transcendent
Qui rend tant de nos semblables heureux mais aussi quelquefois bien malheureux
 
Ce mot magique, ce mot symbolique, c’est « amour »
Comme le dit si bien la chanson, elle court, elle court, la maladie d’«amour »
 
Qui n’a pas déclamé sa flamme en l’utilisant comme un appât trop souvent ?  
Quelques fois par pudeur il est chuchoté tendrement
 
D’autres fois il est crié, hurlé pour que la personne concernée n’en doute pas
Certains lorsqu’ils l’évoquent, l’écrivent avec un petit « a »
Peut-être pour signifier qu’il s’agit d’un « amour » éphémère
Une aventure sans lendemain qui laissera un goût amer
 
D’autres l’habilleront d’un grand « A » pour évoquer une grande histoire
Qui s’inscrit dans la durée et restera dans leur mémoire
 
Et puis, il y a ceux qui comme nous tous Mamanges et Papanges
L’écrivent en majuscule lorsqu’il s’agit de faire état de nos sentiments pour  nos Anges
 
« AMOUR » pour nos enfants jamais arrivés ou partis bien trop tôt
Ne peut s’écrive qu’en lettre capitale pour rendre le mot encore plus beau
 
Il ne peut se coucher attaché sur le papier, il faut prendre soin de décomposer le mot
Pour définir cette émotion à l’origine désormais de tous nos maux
 
« A.M.O.U.R » qui rime avec toujours, « A.M.O.U.R » que nous prononcerons à l’infini
« A.M.O.U.R » pour nos enfants absents reflète plus qu’un sentiment, c’est un état d’esprit
C’est une transformation de soi qui nous élève vers celui ou celle qui n’est plus là
Plus visible à nos yeux, mais si présent en nous, les oublier nous ne le pouvons pas
 
Alors chaque jour qui passe, nous vivons intérieurement avec cet « A.M.O.U.R » de nos chers disparus
Ainsi, le mot a pris plus de force, il s’est intensifié, béatifié, incontournable pour nous il est devenu
 
C’est ainsi que je me suis permis d’accrocher à chaque lettre qui compose le mot, le terme qui correspond à mon ressenti
Mon sentiment profond et personnel de père fasse à cette injustice, dont m’a gratifié la vie  
 
Ange. Manque. Orphelin. Unicité. Révérer
 
« A.M.O.U.R » pour moi tu n’es plus seulement un joli mot utilisé sur cette terre, par des êtres vivants pour exprimer leurs sentiments
 
« A.M.O.U.R »  tu représentes bien autre chose désormais et qui de l’intérieur se propage, se ressent
 
« A.M.O.U.R » tu es ce petit Bébé qui n’est jamais arrivé, tu es ce petit Enfant parti trop tôt, tu es cet Adolescent innocent dont nous garderons éternellement l’image  
 
« A.M.O.U.R » pour moi désormais tu es intemporel, tu es universel, alors franchi l’atmosphère et dépose toi délicatement dans ce monde où se trouvent nos Anges
 
Seul l’A.M.O.U.R peut nous transporter dans une autre dimension 



Un petit Message de Thomas (SpiderThomas) pour sa Maman Chérie,
 
Ma petite Maman, j’ai pris un peu de temps et je te prie de m’excuser
 
Mais il me fallait un minimum de repos avant de pouvoir me manifester
 
J’ai décidé de t’adresser ce petit mot, pour dissiper un peu tes maux
 
Tant je ressens ta douleur et ton chagrin de là-haut
 
N’y tenant plus, j’ai arraché une de mes plumes et tremper celle-ci dans le bleu de l’azur
 
Pour le lire il te suffit de poser ta main sur ton cœur et tu entendras j’en suis sûr
 
C’est le seul moyen, que nous autres les anges avons, pour communiquer avec nos Mamanges
 
Déposer sur vos cœurs nos écrits, c’est le seul canal qui peut entendre la voix d’un Ange
 
Car le cœur d’une Maman est toujours relié à son enfant à quelque endroit où il se trouve
 
Je crois même que cela est plus fort encore, et chaque jour qui passe tu me le prouves
 
Le cordon de la vie ici-bas c’est coupé, mais le cordon de l’AMOUR nous relie pour toujours
 
Oui Maman, je suis et je serais toujours ton petit enfant, ton petit thomas, ton AMOUR
 
Le temps, la distance, l’absence ne changeront rien car nous sommes indissociables à présent
 
Ainsi, lorsque tu regardes l’album de ma vie sur terre fais moi plaisir conjugue le verbe aimer au présent  
 
Et quand tu t’adresses à moi n’oublie pas de poser ta main sur ton cœur pour que je puisse te répondre
 
Et quand tu le veux, sans revêtir l’habit de Spiderman, je déploierai mes ailes d’ange pour dans ton cœur me fondre
 
Ma petite Maman sois forte, j’ai besoin aussi de ta force pour grandir dans ce nouveau monde
 
Je sais, ce n’est pas facile, mais il faut habiller ton cœur d’un peu de bleu
 
Pour que je le ressente et me permette ainsi d’être moins malheureux
 
Ma petite Maman je t’aime et je te le prouverais encore et surtout laisse toujours ouvert le parchemin de ton cœur pour que je puisse à tout moment y déposer mes écrits. 
 
   
PS :  j’ai fais en sorte d’éviter le texto, d’ailleurs ici le texto n’existe pas nous avons tant de moyens merveilleux à notre disposition pour communiquer avec vous tous sur terre. 



A ma Maman Adorée de la part de Camille ta fleur éternelle

 

Je sais la peine qui est la tienne

Je sais ta douleur quotidienne

Cette souffrance d’une Maman

Qui pleure le manque de son Enfant

Comme je te l’entends dire très souvent

« On n’oublie pas on vit avec chaque jour »

Comment faire autrement lorsque la vie vous a joué un sale tour

Oublier, cela ne peut se faire, qui peut oublier 

Qu’un petit Bébé tant désiré n’est jamais arrivé

Ce devait être un joli mois de mai qui devait s’annoncer

Chaque année désormais ce mois là sera radié du calendrier

Tout comme ce mois de décembre qui restera bien sombre

Ce mois maudit qui est attaché à mon ombre

Tout comme toi, ma belle Maman, je ne t’oublie pas

Dix huit semaines en ton être ne s’oublient pas

Ce n’est pas parce que mes yeux ne se sont pas ouverts à ce monde

Que je n’ai pas dans mon petit cœur mémorisé ton AMOUR telle une ode

 Nul besoin d’avoir posé le pied sur cette terre pour mérité le paradis

Tout au contraire, je me suis retrouvé dans le plus beau des lieux

Celui des petits lutins purs, un endroit magnifique qui enchantent mes yeux

Ta petite Camille, n’est pas une illusion mais une réalité dans un monde merveilleux

« On n’oublie pas, on vit avec », tout comme toi je n’oublie pas que j’ai une Maman

Qui sur la terre parle de sa petite Camille avec tendresse, AMOUR, tant de bons sentiments

Continue ma belle Maman, et surtout pas de râle dans ta voix quand tu parles de moi

De là-haut je t‘enverrais de temps en temps de la poudre d’AMOUR rien que pour toi

Ta petite Camille qui reste unie à sa Maman, à son Papa et à ses Sœurs et Frères

Cette grande et belle Famille dont je suis si fière 

« On n’ oublie pas on vit avec », nous n’avons d’autre choix…

 



Pour la Maman de Julie

En général le printemps nous apporte un peu de gaité
 
Après ces trois mois passés bien au chaud enfermé
 
La végétation endormie s’éveille enfin et nous inonde de sa beauté
 
Mais  une année, ce foutu printemps ne nous a pas gâté
 
Un mois d’avril qui laissera à tout jamais dans nos mémoires des traces indélébiles
 
Nos cœurs de parents sont marqués au fer rouge de la perte d’une idylle
 
Notre petite fille n’a pas pu pousser son premier cri
 
Notre petit ange n’a pu découvrir la vie
 
Le manque d’attention, de précaution, une faute immonde
 
De la part de ceux qui devaient m’aider à la mettre au monde
 
Qui nous prive à jamais de voir grandir notre petit ange sur cette terre
 
Jamais, non jamais mon chagrin de Maman ne pourra se taire
 
Son jolie prénom résonne dans ma tête, ma  petite beauté, ma Julie
 
Je prononce son prénom tous les jours et il sonne comme une mélodie
 
Une mélodie d’AMOUR qui se vit, qui se pleure et qui bien souvent me détruit
 
Mais malgré tout je reprends le dessus, pour Elodie sa sœur et Michael son frère
 
Sans oublier celui qui souffre en silence ; son père
 
Pour eux il me faut avancer, mais également pour ma petite Julie
 
Je ne veux pas les voir malheureux et leur gâcher plus la vie
 
Alors je fais souvent appel à mon Ange pour qu’elle me guide
 
Et m’aide à comprendre le sens de cette épreuve morbide
 
Car je ne peux concevoir que son départ soit une fin en soi
 
C’est le début d’autre chose que je porte désormais en moi
  
Le sentiment profond de Maman que ma Julie est dans un monde tout en couleur
 
Inaccessible pour moi  tant que je reste dans la douleur
 
Et il est vrai que lorsque de temps en temps je souris à la vie
 
Je ressens une immense énergie qui j’en suis certaine m’est envoyée par Julie

Je n’ai d’autre pensée que des pensées d’AMOUR pour que ma petite Julie

Continue de me donner cette force nécessaire pour moi, son Papa adoré, Elodie et  Michael
 
Continuer cette vie avec dans nos têtes et dans nos cœurs son Amour éternel





Des Anges, Nos Anges

Ce n’est pas un conte de Noël, que je vais vous narrer, mais bien une réalité
Il existe en parallèle de notre monde un lieu d’une indescriptible beauté
Un endroit merveilleux habité uniquement par des Anges
Des petits Anges, filles et garçons de différents âges
On les différentie par la couleur des ailes, roses pour les filles, bleu pour les garçons
Jolies robes légères pour les demoiselles et pour les petits polissons le classique caleçon
Ces petits lutins malicieux n’ont pu trouver une place sur notre terre
Alors ils se sont regroupés dans un pays enchanté bien loin d’être austère
Il n’existe aucun clan dans ce paradis
Tout ce petit monde vit en parfaite harmonie
Ils passent leur temps uniquement à s’amuser, à chahuter, une récréation permanente
Ils s’occupent en faisant part d’une imagination débordante
Jamais ils ne s’ennuient dans cet endroit angélique
Mais ces petits Anges n’oublient pas que sur terre vivent leurs parents biologiques
Ainsi tous les soirs ils se réunissent autour d’un grand feu  
Et chacun raconte l’histoire qui les a amené en ce lieu
C’est à l’occasion d’une de ces soirées qu’une idée s’est imposée
Ayant connaissance de la tristesse de ceux qui ne peuvent les oublier
Et qui trop souvent ne peuvent s’empêcher de pleurer  
Ils ont décidé d’absorber toutes ces larmes et d’en faire de beaux nuages blancs
Sur lesquels sont inscrits les prénoms de tous les Papas et de toutes les Mamans  
Et ainsi, chaque année à la période du grand froid,  ils percent les nuages immaculés
Qui laisse s’échapper une poudre blanche, un mélange d’Amour et de Pureté
Celle-ci se répand sur notre terre et va émerveiller le cœur de tous les parents désenfantés
Pour le commun des mortels ici-bas, ce n’est que normalité en cette période de l’année
Mais pour beaucoup de Mamanges et de Papanges la chose est vécue avec intensité
La symbolique du blanc que représentent l’absence et la pureté
Et que nous recevons comme un cadeau du ciel, un clin d’œil de nos petits futés
 
Merci  nos Anges de penser à nous, de nous faire comprendre par certaines manifestations que l’AMOUR est plus fort que tout  



Pour la Maman d'Elora

Ma petite Maman, c’est ta petite Elora, ta fleur, ton immortelle  pensée

Je viens te donner de mes nouvelles du monde dans lequel je me suis posée

Un monde merveilleux, ma belle Maman, un monde où le soleil ne se couche jamais

Un endroit féerique, que je partage avec tant d’autres Enfants

Ce lieu où nous avons la possibilité de voir tous nos parents

Je reçois de là haut ta tristesse, ta souffrance tes éternelles interrogations

Sur mon apparence d’aujourd’hui et sur mon évolution

Alors, je vais te faire un rapide portrait de ce que je suis devenue depuis

Comme tu te le sais de belles ailes ornent mon corps d’Ange que je suis

Difficile de te décrire la couleur de mes cheveux dans ton monde cette couleur n’existe pas

C’est une couleur magnifique qui fait ressortir mes beaux yeux tout comme ceux de Papa

 Il n’est pas anodin lorsque tes paupières se ferment, que mon visage t’apparaisse sans trêves

Je suis bien telle que tu me vois dans tes rêves

Ne perds surtout  jamais espoir, jamais tu ne dois douter de ma présence en toi

Tu ne m’a pas perdu tout au contraire, Je suis ici, là bas et dans ton cœur à la foi

Les Anges ont cette faculté, ce pouvoir d’être partout

Et sans cesse lorsque je viens te voir je te fais mille bisous

Je sais que tu ressens alors à cet instant une étrange sensation

Tu ne sais pas toujours l’expliquer,  prêtes y plus d’attention

Ce picotement sur tes joues très souvent et oui Maman ! C’est moi

Je t’aime, comme tu m’aimes, nos cœurs ne font qu’un

Je t’envoie chaque jour mon AMOUR, mon parfum

Imprègnes toi de moi comme je m’imprègne de toi

Ne doute jamais de mon AMOUR, confiante il faut que tu sois

Ecoute-moi de l’au-delà te dire tendrement je t’AIME Maman


 

C’est un mois difficile, le mois de décembre car j’effeuille les jours et je me souviens, je me souviens comme si c’était hier, rien ne s’efface et rien ne s’effacera jamais (ta Maman)

 

A notre ANGE Jérôme qui en nous pour l’éternité repose

 

Encore une année, un Noël sans toi

Sans aucune saveur encore une fois

Encore de bien tristes fêtes

Nous les subirons avec ton image dans nos têtes

Comme chaque année, nous revivrons celles d’antan

Merveilleux moments, inoubliables instants

Ne pas oublier, ne rien oublier c’est désormais notre quête

Revenir en arrière nous en sommes éternellement adepte

Rebrousser chemin et revivre ce qui a été notre vie d’avant

Cinq ans aujourd’hui que tu nous manques physiquement

Cinq années maintenant que dans nos cœurs tu es encore plus présent

Nous n’avons d’autre possibilité que de subir le temps

Ton visage jamais ne pourra jaunir

Nous le préservons en nous pour entrevoir notre avenir

Vivre ou plutôt survivre en t’imaginant à nos côtés

Vivre dans l’imaginaire c’est notre quotidien désormais

Te faire exister pour que passent encore les années

Avant que tu ne viennes nous chercher

Te retrouver pour vivre  dans l’au-delà

Cette vie qui s’est refusée à nous ici-bas

Encore un Noël avec ta photo au pied du sapin

Encore un Noël synonyme de chagrin

Reçois tout notre AMOUR toi qui guides nos pas

Maman, Alyzée et Papa 

  



Ce monde me ronge

   

Je suis assis sur ce banc, prés du lieu où tu reposes, le visage grave

Le regard dans le vague et mon esprit qui divague

Je surfe sur cette vie et le mal me gagne

Cette vie qui ressemble au bagne

J’ai revêtu mon âme d’une plaie qui me ronge

Je n’ai plus de rêve, je n’ai plus de songe

Je glisse, imperméable à toute sensation qui peut me faire du bien

Je m’enfonce, je m’enlise dans un monde qui ne m’apporte plus rien

L’insupportable limite que je sens poindre comme une délivrance

Me tente, me réclame pour qu’enfin cesse cette souffrance

Faire un bras d’honneur à ce monde et franchir le pas

Ce monde dans lequel trop souvent je ne me reconnais pas

Je suis là assis sur ce banc en ce jour de Noël et je pleure du délit que je viens de constater 

La belle composition, que nous avions déposé sur ta tombe avec maman, quelqu’un s’en est emparé

Voler un présent sur la tombe d’un Enfant, comment peut-on manquer autant de compassion? 

Cette belle composition qui prône certainement sur la table d'un réveillon comme décoration 
Appréciés par tous les convives qui ne se doutent du lieu d’où elle provient

Je suis là assis ce banc et je pleure d’appartenir à ce monde qui n’a aucun respect pour des parents dans le chagrin

  
Toi, mon fils, tu peux peut-être pardonner, ta mère et moi ne le pourrons jamais


 

Une nouvelle année



Chaque année la même cérémonie, chaque année la même ironie

Tous ces gens qui s’embrassent, tous ces gens qui s’enlacent

Inconnus d’hier, amis d’aujourd’hui dont tous sont si fiers

Tous ces verres remplis de bulles, qui se lèvent dans le crépuscule

Un chiffre s’efface, un autre prend sa place  

Une nouvelle année, des jours à passer

Des saisons qui déboulent, des couleurs qui nous chamboulent  

Je fais un rêve; que cette communion d’une nuit

S’inscrive pour tous les êtres à l’infini

Que nos joies, nos rires et nos pleurs trouvent une âme sœur

Pour simplement vivre dans l’harmonie du coeur

 


A Corine qui n'a pu donner un prénom à son enfant

 

Notre premier enfant, notre premier bébé

La cigogne n’a pas voulu dans notre couple le déposer

Nous l’avons tant attendu, tant désiré

Nous n’avons dans nos têtes que des dates, des souvenirs enfouis

Qui font références à toutes nos espérances évanouies

Nous n’avons pas eu la possibilité de lui donner un prénom et cela me hante

Je cherche sans cesse celui qui lui conviendrait pour qu’enfin je le chante

Et l’inscrire en lettre d’or sur mon cœur de Mamange

Pourquoi  ne pas t’appeler tout simplement «Ange» ?

C’est selon moi le plus beau des prénoms

Qui est mis en musique et accompagne tant de chansons

Un Ange est immortel, comme l'AMOUR d’une mère

Un Ange est éternel comme les pensées d’un père

AMOUR et Pensées qui guident nos jours et nos nuits

Dois nous faire avancer en pensant fort à lui

Ange, Mon Ange désormais je te fais exister

Dans l’immensité de mon cœur pour l’éternité

Ange, Mon Ange tu as un nom

Ange, Mon Ange tu as maintenant un prénom


 

Pour la Maman d'INAYA

La vie se consomme comme un bonbon avec gourmandise

On ne pense jamais qu’elle peut nous surprendre par traitrise

Les joies sont souvent remplacer par les larmes

Face au chagrin, c’est notre seule arme

Lorsque la vie nous confisque notre plus belle envie

Celle de donner simplement la vie

Une arrivée qui ne se fera pas

Une plaie qui jamais ne se refermera

Une souffrance qui nous laisse à terre

Moi la mère et lui le père

Comment se relever après un tel drame ?

Le seul moyen c’est de penser fort à l’AMOUR

Que le petit Ange garde en lui pour toujours

Le fait de l’avoir aimé et de continuer surtout à l’aimer

Ne peut que vous faire avancer

Il faut penser à votre Ange avec le cœur et l’âme

Pour qu’avec INAYA une communion s’installe

Il faut vivre pour vous, même si certains jours cela parait impossible

Il faut vivre pour ceux qui sont autour de vous autant que possible

L’ange qui n’est pas venu le jour attendu est plus présent que l’on ne croit

Et jamais sur son prénom il ne faut mettre une croix

Il suffit de poser  dans votre cœur un minimum de bonheur

Et vous sentirez sa présence, une certaine chaleur

L’AMOUR n’a pas de limite sur l’autoroute du cœur

Votre Ange INAYA ne vous a pas quitté

Elle est en vous pour l’éternité

 



Etre deux c'est la seule façon de redémarrer:

Moi le père qui dans l’ombre attend patiemment

Avec fierté je regarde au fil des semaines s’arrondir ta maman

Je reçois chaque jour qui passe une cargaison de sentiments

Que je cache dans une poche secrète dans l’attente du bon moment

Quand celui-ci survient, j’ai du mal à déverser tout ce bonheur

Alors dans la rue je souris sans retenue aux promeneurs

Qui ne comprennent pas la raison de ces sourires ravageurs

Et lorsque par malheur les choses tournent mal

C’est dans un coin que je me réfugie pour hurler mon mal

Ce que je ne veux montrer aux autres

C’est en cachette que je l’exprime car bien souvent la douleur est trop forte

Je me barricade, je me vêtis d’une carapace qui n’arrange pas les choses

Alors que le seul endroit qui apaiserait ma peine ce sont les bras de sa maman

Celle qui dans son ventre a chéri pendant des mois notre enfant

Celle avec qui je pourrais évacuer cette souffrance qui me ronge de l’intérieur

On ne peut s’en sortir seul, il faut être deux pour reprendre le chemin du bonheur

Il faut savoir se lâcher dans les moments de joies  comme dans le malheur

S’accorder des moments de partage et parler de notre Ange

Etre deux et se souvenir, être deux et ouvrir les portes de cette cage

Fusionner pour mieux exister et vivre avec cette épreuve

Pour que la vie qui nous reste à accomplir ne soit veuve

Etre deux dans ces moments douloureux c’est notre seul salut

Etre deux, plus fort encore pour que les larmes s’atténues

Exister, avec dans nos cœurs de parents l’AMOUR éternel d’un Ange qui nous pousse à aller de l’avant



A la Vie, A la Mort

La vie est un mystère où chacun trace son chemin,

La mort une inconnue dans laquelle nous refusons de nous projeter,

La vie nous nourrie de peine et de pain,

La mort, sournoise, attend son heure pour nous amener.

 

La vie n’a de sens que si nous cherchons à nous élever,

La mort n’a d’autre but que de nous enlever,

La vie n’a de saveur que le partage avec nos semblables,

La mort n’a d’ambition que de nous rendre impalpables.

 

La vie est un cadeau merveilleux venu du ciel,

La mort une finalité qui nous expédie dans un ailleurs,

La vie a le goût et la couleur du miel,

La mort lorsqu‘elle s’approche nous rend parfois meilleur.

 

La vie est un mystère que nous essayons d’élucider,

La mort une inconnue que nous devons apprivoiser,

La vie lorsqu’elle est remplie est un aboutissement de soi,

La mort lorsqu’elle surgit un achèvement de soi.

 

La vie n’est peut-être pas ce que l’on en dit,

La mort n’est peut-être pas ce que l’on prédit,

La vie sur cette terre n’est peut-être qu’une étape,

Que la mort prolonge au-delà de ce monde qui nous happe,

 

C’est pourquoi, je trinque à la mort d’ici et à la vie d’ailleurs





L'écriture à deux mains

Communiquer avec son Ange, rien de plus facile

Il suffit de se connecter pour rendre la chose tactile

Nul besoin de pianoter sur le clavier

Simplement poser la plume sur le papier

Notre Ange prend le relai pour s’exprimer
 
Et les suites de mots vont s’enchainer

Une écriture à deux mains la notre et la sienne

Ces mots que l’on pensait ne pouvoir écrire et qui s’enchaîne

Comme les maillons d’une chaîne

Indescriptibles pensées venant d’un autre que soi

Mais qui sans nous ne trouveraient leur voie

Il faut une communication d’âme à âme pour rendre la chose faisable

Rien n’est plus beau que de rendre les mots palpables

Ces mots qui nous font tant de bien

Et qui agrémente notre quotidien

Nous font comprendre que rien n’est fini

Tout au contraire c’est le début d’une autre vie

Que l’on partage sans retenue

Et qui met notre coeur à nu

Capable de recevoir ainsi

La signification de ses écrits

L’AMOUR d’un Ange fait des miracles

Qui nous transporte jusqu‘au pinacle

L’écriture peut se révéler comme une thérapie

Si elle se fait avec l’aide de celui que l’on chéri

 


L’hiver, le blanc et Jérôme mon Enfant

 

Ce matin, la campagne est recouverte d’une poudre blanche

La neige s‘est déposé sur le sol, les arbres et sur les branches

Elle est tombée en abondance dans la nuit

Elle s’est tapie délicatement sans faire de bruit

Je ne distingue la route que je fais si souvent à pied

Je ne reconnais ce paysage qui m’est pourtant si familier

Impression étrange d’être dans un autre pays

Un lieu inconnu que je scrute à l’infini

Je plisse les yeux sous l’effet de cette luminosité qui m’éblouie

Le temps semble s’être arrêté, aucun bruit, aucun signe de vie 

Je m’accorde une pause et profite de cet instant qui me ravi

Nous sommes en cette période qui invite au sommeil la nature

Cette saison qui orne la végétation endormie d’une toute autre parure

Je contemple, ce que mère nature a de plus pur

Ce blanc manteau qui s’étire au fur et à mesure

Je laisse mon regard et mon esprit s’émerveiller

Je me laisse tout simplement aller

Je ne dis mot, d’ailleurs que puis-je dire ?

Devant ce paysage somptueux qui m’apaise, qui m’aspire

Le ciel et la terre se confondent, aucun horizon ne se dégage

A perte de vue le blanc est à la page

Ce que je perçois, gomme un instant cette noirceur

Qui jusqu’à présent tapissait mon cœur

Que le manque de mon Ange ne peut laisser en paix

Que le manque de mon Ange ne pourra occulter

Mon cœur est à l’image de ce paysage, blanc, de l’absence de mon enfant


 


La Voix de mon Ange,

La voix de mon Ange tape à la porte de mon cœur

Il veut me dire des choses pour apaiser ma douleur

A peine ouverte je reçois alors un flot d’AMOUR immense

Indescriptible émotion qui me met en transe

Ce que je ressens me transporte, me transforme

Cette douceur qui se dépose, cette sensation énorme

Qui remplie mon cœur de tendresse, de caresses

Qui habille mon âme de papier de soie

Sur lequel est écrit l’AMOUR qu’il a pour moi

Je suis tout autre, je me laisse envahir par mon Ange

Je me laisse engloutir tout entier sans opposer la moindre résistance

Je suis ailleurs, je suis un autre, je suis celui qu’il veut que je sois

Le temps qu’il déverse son AMOUR dans lequel je me noie



Triste monde

 

Depuis que toi, mon fils, tu as quitté ce monde pour un ailleurs que j’espère meilleur 

Je prends le temps de regarder ce monde s’agiter

Et ce que je vois et entends me fait hurler

Je me sens de plus en plus marginalisé

Sur mon propre sol, je me sens comme un étranger

Que personne ne comprend, que personne ne veut entendre

Concernant un sujet que je suis trop seul à défendre

Et pourtant ce combat que je mène est un beau combat

Un sacerdoce que depuis cinq ans je ne lâche pas

Celui des droits de tout individu et notamment d’enfants

Face à la maladie et sur lesquels trop souvent on dépose un voile blanc

Je ne reçois que compassion mais c’est bien autre chose que j’attends

On politise, on «people lise» tout, et on humanise plus rien

En continuant de la sorte on se prépare de terribles lendemains

Les associations pourtant nombreuses ferment les portes

Et cela, je ne le conçois, je ne le supporte

Que penser également du silence de tous ces politiques

Qui ne bougent, qui s’entêtent telles des bourriques

A fermer les yeux, à ne penser qu’à eux

Notre société n’est qu’artifice, attention qu’elle ne prenne feu

Toute cette agitation stérile me déprime

Un fossé se creuse et ce qui se dessine c’est une profonde abîme

Le besoin alors de larguer les amarres, sortir les voiles, fuir tout ce tintamarre  

Partir très loin et tenir bon la barre

Voir d’autres horizons, ne pas me retourner, simplement me souvenir

Qu’un Ange désormais me fait prendre conscience que la vie est un leurre

Dont certains profitent pour notre plus grand malheur

Nous ne sommes maîtres de rien

Et surtout pas de notre destin

Nous devons suivre un chemin qui n’est plus le bon

Nous sommes tombés dans un piège dont nous ne nous relèverons 

Solidarité, respect, humilité, fraternité, équité, dignité et tant d’autres bons mots

Sont devenus des valeurs abstraites, qui ne font qu’accroître nos maux

Je n’ai plus de rêve, je n’ai plus de vœu

J’ai tout épuisé, je n’ai plus que des larmes dans les yeux

Face à cette inconscience de la part de ceux qui nous dirigent

Face aux mépris de ceux censés protéger nos enfants contre le pire

Devant ce gâchis, cet inconcevable et abominable abandon

Difficile, impossible d’accorder le pardon

Je ne sais pourquoi je continue à me battre contre ces moulins à vents

Mais je ne me sens pas capable de rester indifférent sur le sort de tant d’enfants

Alors malgré tout je poursuis ma quête, j’affronte ce monde silencieux

Avec pour seul espoir qu’un jour ce combat soit victorieux

Après avoir perdu la bataille pour sauver mon fils, gagner enfin cette guerre contre le déni

 


De la part de Mélanie pour Roselyne sa Maman chérie
 
 
En ce jour du 16 janvier, Maman pour ta petite Mélanie
 
Chasse de ton esprit cette mélancolie
 
Cette date anniversaire, je sais, te rend si malheureuse
 
Ces pensées qui font saigner cette plaie qui se creuse
 
Qui t’empêche de pouvoir communiquer avec moi
 
Alors que j’ai tant de choses à te dire pour que cesse ton effroi
 
Je ne peux être en toi si tu fermes ton cœur et ton esprit
 
Ouvre-toi toute entière que je puisse te transmettre mon énergie
 
Sois plus sensible aux signes que je t’adresse sans cesse
 
Pour te dire combien je t’aime, mes « je t’aime » qui sont autant de caresses
 
Pour atténuer cette souffrance qui ne te lâche pas et que tu ne veux lâcher
 
Laisse-moi faire, laisse-toi faire et tu entendras ma petite voix de fée
 
Te dire que la vie ne s’arrête pas en ce monde ou tu vis
 
Que la vie continue dans ce monde où je suis
 
Deux mondes parallèles qui peuvent communiquer
 
Il suffit simplement de le vouloir avec force, avec ténacité
 
Donne-moi la possibilité d'irriguer ton cœur de mon AMOUR
 
Pour cela, pas de chagrin, ne m’envois que de belles pensées chaque jour
 
Je te suis pas à pas, je partage chaque moment de ta vie
 
Laisse en toi entrer ma lumière pour que je t'irradie
 
Si toi tu ne me vois, moi en toi, je vois et je vis
 
Ta petite Mélanie qui ne veut pas entendre sangloter sa Maman chérie 


Dis-moi 

Dis-moi que la vie ne s’arrête pas en ce monde attristant

Dis-moi que tu n’es pas parti définitivement

Dis-moi que tu existes, différent peut-être, mais que tu existes vraiment

Dis-moi que la vie se poursuit ailleurs que sur cette terre

Dis-moi que je suis et que je reste ton père

Dis-moi que tu es heureux malgré cette séparation

Dis-moi que tu me vois et que tu vis mes émotions

Dis-moi tout, ne me laisse pas avec mes éternelles interrogations

Répond-moi je t’en prie j’ai besoin de savoir

Pour que s’installe en moi l’espoir de te revoir

Je ne peux m’enfermer sans cesse dans ce purgatoire

Illumine tout mon être du timbre de ta voix et chasse définitivement mon désespoir

Que le chemin qu’il me reste à parcourir soit exempt de ronces

Que s’ouvre enfin une autre voie parsemée de tes réponses

 

 


Souvenirs 

Il est un endroit dans lequel je me réfugie très souvent à l'abri du tumulte et des gens,

Un lieu doté d'un seul fauteuil dans lequel je m'installe confortablement

Se déploie alors un immense écran blanc où se projettent des images d'antan

La bobine du film de ma vie défile, un long métrage émouvant

Qui me fais revivre tous ces merveilleux et inoubliables moments

Rejouer ainsi des scènes de ma vie, sans les dénaturer un seul instant

Rejouer encore et encore ce qui n'est plus et qui me manque tant

Aucun entracte possible, ces moments là se vivent intensément

Etre pendant quelques minutes, quelques heures hors du temps présent

Mon esprit est devenu une salle de projection que j'ai du mal à quitter

Difficile d'arrêter ce festival d'images qui me renvoie dans un monde que j'ai tant aimé

Nostalgie d'un temps révolu qui me manque et que jamais je n'oublierais
Un Ange a laissé dans ma mémoire des instants de vie qui ne peuvent s'effacer

 


Le cœur au centre de nos pensées


Le cœur n’est pas qu’un organe alimenté par le seul flux sanguin

Le cœur est aussi un réceptacle où s’entreposent joies et chagrins

Laissant des marques, des traces, des stigmates dont on ne soupçonne la portée

Qui nous font avancer, qui nous font stagner, qui nous font reculer

Incessants mouvements d’humeurs qui rythment les battements du cœur

Il s’emballe, il s’enflamme au moindre bonheur

Il se déchire, se brise lorsque survient un grand malheur

Lorsqu’un enfant s’envole, c’est lui qui est frappé

Blessé, meurtri, il sera éternellement atrophié

Un trou immense ampute désormais les belles pensées

Une plaie béante qui jamais ne cicatrisera

Qui jamais, au grand jamais ne se refermera

Le cœur est à l’image de nos ressentis, de nos sensations

Le cœur ne ment, le cœur ne triche, Il est au centre de nos émotions

Il est devenu une terre d’accueil dans laquelle nous nous réfugions

Pour méditer et communiquer avec celui ou celle qui nous manque tant

Notre Ange, notre Enfant, notre Chair, notre Sang

Les seuls ingrédients qui alimentent à présent nos cœurs de Parents

Ce sont les belles images et les douces voix de nos Enfants

Que seul  le cœur d’une Mamange,  d’un Papange,  peuvent  voir et entendre

Ce cœur où il est bon et nécessaire de s’étendre

La voie du cœur est le seul chemin à emprunter pour retrouver un minimum de bonheur

Avoir foi en son cœur pour que s’allume cette nécessaire source de chaleur

Haut les cœurs, toujours plus haut pour être en symbiose avec nos petits cœurs ailés

Cœur contre cœur pour que jaillissent nos plus belles pensées

Tel un arc en ciel qui annonce l’accalmie

Après la pluie des larmes, poindre un peu de soleil pour affronter la vie

Cœurs d’Enfants, d’Adolescents, dans nos Cœurs de Parents vous êtes bien présents  


Cette vie devant soi

 

Les heures filent, les jours s’enfilent, les mois s’effeuillent

La vie s’écoule monotone et comme toujours la peine me ronge

Je me laisse aller, je me laisse dominer par mes sentiments

Je tourne, je vire, je ne suis qu’une ombre parmi les hommes

Le vide, le manque, l’absence de mon fils me transperce le cœur et l’esprit

Je fais semblant, toujours semblant je vis dans un monde parallèle

Dans un monde irréel, un monde imaginaire nécessaire à ma survie

Je sombre souvent lorsque le temps est gris

Je n’attends qu’une chose c’est une éclaircie

Je vis les yeux sans cesse levés vers le ciel

Cet univers où se trouve désormais un Ange, mon Ange

Je me pose tant et tant de questions sur cette existence

Des questions qui me reviennent comme un boomerang

Je voudrais comprendre cette épreuve qu’est la perte de son Enfant

Comprendre sa signification et pouvoir avancer, redémarrer

Reprendre possession de mon être, redevenir vivant parmi les vivants

Entrevoir avec sérénité les jours, les mois et les saisons

Qui me reste à passer avant de retrouver celui qui m’attend patiemment

 



Toi la mort :

Toi la mort qui a pris mon Enfant

Toi la mort qui l’a drapé d’un voile blanc

Tu m’as ôté ma joie de vivre

Tu as gommé à jamais mon sourire

Tu n’as pas seulement emporté mon Enfant

Tu as pris une partie de mon être également

Tu as d’un trait effacé tous mes repères

Tu me fais vivre chaque jour un enfer

Tu m’as retiré ce que j’avais de plus cher

Tu m’as déchu de mon titre de père

Tu as détruit les espérances d'une mère 

Tu m’as meurtri au plus profond de ma chair

Toi la mort qui frappe par traitrise sans t’annoncer

Toi la mort maintenant je te connais

Je t’attends sans peur désormais

Viens n’attend plus, viens me chercher

Délivre- moi de ces mauvaises pensées

Toi la mort tu es devenue ma délivrance

Toi la mort fais que cesse ma souffrance

Et déposes-moi auprès de mon fils bien-aimé

Toi la mort, accordes-moi cette dernière volonté

 


 
A vous qui pensez sans le vivre :

A vous, qui gambadez sur le chemin de la vie sans détours

A vous, qui croquez la vie comme on déguste une pomme d’amour

A vous, que je côtois les jours de labeur dans cette grande tour

A vous, qui avez facilement oublié ce que la vie m’a ôté

A vous, qui ne pouvez comprendre que jamais, moi, je n’oublierai

A vous, qui pensez que le temps atténue la douleur

A vous, qui croyez que j’ai retrouvé un minimum de bonheur

J’ai envie de vous crier à la face, que rien ne s’efface

Vous dire que la souffrance est tenace

Malgré le temps qui passe

Vous dire, que je n’ai plus les mêmes envies

Que mon quotidien n’est que survie

Alors, de grâce, acceptez, que de temps en temps je sois triste

Acceptez, que de temps en temps je m’éclipse

Acceptez que je ne sois plus celui que j’étais avant

Acceptez, que je ne puisse faire toujours semblant

Acceptez que je ne partage plus certaines de vos valeurs

Accordez-moi au moins cette faveur

Je ne vous demande pas de porter mon fardeau

Ce serait beaucoup trop et cela sonnerait faux

Je ne vous demande pas de vous mettre à ma place

Je vous demande seulement un peu de complaisance

Je vous demande de m’accorder un peu d

’indulgence

Si très souvent je ne suis pas omniprésent

Si par moment mon esprit est absent

Absorbé par des pensées permanentes pour celui qui me manque « Mon Enfant »

 


J’attends le Printemps

 

Dans quelques jours l’hiver cédera sa place non sans résistance

Le printemps en embuscade attend le bon moment pour faire surface

Réchauffer la terre mais aussi nos corps et nos cœurs

Meurtris et glacés par ces mois de froideur

La nature se prépare à revêtir ses belles couleurs

Les oiseaux répètent en toute discrétion les chants annonciateurs

Nous aussi, piaffons d’impatience pour cette nouvelle saison

Ouvrir grand les fenêtres et chasser enfin l’odeur du charbon

Faire rentrer de nouvelles essences pour ressentir une toute autre atmosphère

Passer un grand coup de balai pour chasser les hivernales poussières

Accueillir comme il se doit cette douceur pour qu’elle s’installe durablement  

Mettre au placard, sans aucun regret, ces lourds manteaux encombrants

Ranger soigneusement, pulls, écharpes, bonnets et gants  

Printemps, joli printemps, je t’attends depuis si longtemps

Jamais aucune autre saison je n’ai languis autant

Viens irradier mon cœur de tes doux rayons de soleil

Viens me sortir de cet interminable sommeil

Printemps, joli printemps pointe vite ton nez

Prend racine et chasse nos sombres pensées

Fais jaillir les fleurs nouvelles tel un feu d’artifice

Que je puisse en cueillir et les déposer là où se trouve mon fils


Je t’aime mon Ange

 

Je t’aime, tu ne dois jamais en douter

Je t’aime, comme tu ne peux l’imaginer

Je t’aime, avec tant de force

Je t’aime et cela me renforce

Je t’aime, cela m’aide à vivre

Je t’aime et ainsi je te vais vivre

Je t’aime, quelque soit le jour de la semaine

Je t’aime et te le dire sans cesse atténue ma peine

Ce verbe je le chante à toutes heures

Je le déclame sans aucune pudeur

Il m’apporte tant de bonheur

Le conjuguer au passé le dénature

Je ne peux utiliser que le présent et le futur

Toi mon Ange sur le toit du monde

De mes «je t’aime» je t’inonde

Entend, reçois c’est pour toi

Que ces « je t’aime » s’enracine en toi

Et te fasse grandir, évoluer

Dans ce nouveau monde dans lequel tu es

J’aime et j’aimerai toujours ce verbe

Qui jamais ne sera éphémère

Dans le coeur d’un père et d’une mère 

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  • : La voix des usagers de la santé
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http://www.association-jennyfer.fr

Des bénévoles aux services des Enfants atteints de cancer,  pour leur apporter du réconfort mais aussi pour défendre leurs droits.

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http://www.violencescolaire.fr/ en mémoire de Noelanie petite victime d'un laxisme incompréhensible

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A consulter le site: http://www.pourtoimoncoeur.fr
Le combat admirable de la maman de Paul

Le site du CNVP84

Le Collectif National des Victimes de la Psychiatrie: un combat de parents, de proches pour que leurs êtres chers soient humainement considèrés.

http://www.cnvp84.fr

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