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Dans les destins tragiques, il y a ceux qui après avoir embrassé leur proches ont quitté cette terre sur une route secondaire.

 

L'accident stupide, qui prive à tout jamais d'un avenir prometteur cette jeunesse qui n'aspirait qu'à profiter de la vie, vivre intensément chaque heure, chaque minute, chaque seconde.

 

Un arbre, un mur, un fossé, un véhicule a mis fin à cette belle aventure, endormie à tout jamais au tournant d'une vie.

 

Le destin a frappé en plein cœur, ceux qui survivent avec dans les yeux les dernières images et sur leurs joues la chaleur encore brûlante d'un baiser d'adieu que personne n'a senti venir, cela n'est plus maintenant qu'un cruel souvenir.

 

A des dates précises ils referont la route que le défunt enfant a emprunté et s'arrêteront au bord de cette voie maudite déposer un bouquet de fleurs en mémoire d'une belle âme partie rejoindre ses nouveaux frères et sœurs.

 

Comme pour beaucoup d'entre-nous, les photographies de l'enfant chéri viendront comme souvenir décorer un intérieur devenu bien triste en contradiction avec le bonheur affiché sur le papier glacé que l'être cher nous a laissé comme preuve du passé.

 

Et puis il y a ceux qui comme nous, ont perdu un ange touché par la maladie, qui n'ont pu accepter l'idée que celle-ci lui prenne la vie.

 

Ce crabe que les médecins nomme cancer, a pris possession de notre enfant, et la dévoré petit à petit, prenant son temps avec un malin appétit.

 

Toutes ses années passées à combattre son mal, à souffrir avec lui, à se plier aux exigences des traitements dans l'attente d'une heureuse issue.

 

Le combat n'a pas suffit, la maladie a eu le dessus, elle s'est propagée dans tout son être jusqu'au moment où elle a décidé de terminer son œuvre.

 

Cette maladie, qui s'est amusée de lui comme de nous, qui nous a laissé croire en l'espoir pour mieux nous surprendre et ainsi nous draper de la couleur du noir.

 

Ce moment que personne ne souhaite est arrivé, cette terrible épreuve nous a également  frappé et nous a laissé dans le chaos, mais également dans la colère à l'encontre de ceux qui ne nous ont pas permis de lui tenir la main jusqu'à l'entrée de ce passage qui s'ouvre sur d'autres jardins.

 

Nous permettre ainsi de lui dire « AU REVOIR », l'accompagner pour l'aider à franchir dans l'amour cette ultime étape, rejoindre ceux qui avant lui ont emprunté le tunnel qui donne accès à une autre existence.

 

Rien n'est pire que ne pouvoir dire «  AU REVOIR  »  à son enfant alors que nous étions à ses côtés, le mensonge n'a dans ce cas que le propre intérêt de celui qui le propage, qui n'assume pas l'échec.

 

L'échec fait partie de la vie, nous ne pouvons toujours réussir, mais refuser de dire la vérité peut se révéler catastrophique dans certaines situations, pour ceux qui font confiance et qui se retrouvent anéantis par ce déni.

 

Cette minorité, ne peut continuer ainsi et passer de dossier en dossier sans se remettre en cause, qu'ils sachent que dans certaines conditions ;  la maladie ne part pas avec l'être cher, mais continue son travail de démolition auprès de ceux qui restent et qui doivent survivre avec cette trahison.

 

Notre cas n'est pas unique, nous ne sommes malheureusement pas un cas atypique, et nous devons pour la mémoire de nos enfants faire en sorte que nos messages soient entendus par tous ceux à qui nous confions nos êtres d'amour.

 

Quant à ceux qui, mandatés et payés par des associations, font appel à la générosité du cœur et du portefeuille des citoyens, je veux leur dire qu’il faut savoir choisir le slogan qui servira de campagne à cette honorable cause qu’est la recherche.

 

Il faut savoir raison garder lorsqu’un slogan va être diffusé, entendu, et reçu par grand nombre de personne, dont voici l’exemple type de ce que certains appellent « la créativité » en matière de communication :

 

Un fils téléphone à sa mère avec qui il doit dîner « Allô ! Maman, je ne peux pas venir dîner ce soir, j’ai un cancer ! »

 

Et sa mère lui répond d’un air enjoué «  Ah ! bon, c’est pas grave mon fils, on se verra dimanche prochain ! »

 

L’auteur du spot prend alors la parole pour expliquer que ce message est une fiction, mais que cela pourrait devenir une réalité grâce aux dons.

 

Il est indéniable que le message avait une cible précise ; celui qui pourrait un jour être concerné et qui vit la peur au ventre que cette maladie le dévore.

 

Les autres, ceux qui ont perdu un être cher comment vont-ils recevoir la situation ? Je ne pense pas qu’ils se soient posés la question, apparemment nous n’existons pas, ou plutôt nous n’existons plus du fait d’avoir perdu cette bataille.

 

Et bien ils se trompent, car nous nous sentons plus concernés que jamais pour avoir vécu ce drame qu’est la perte d’un proche de cette «  saloperie  » qui porte le nom de cancer et nous sommes tout aussi motivés, malgré l’absence de l’être aimé, pour continuer ce difficile combat : « mettre à notre tour en terre ce fléau  ».

 

Oui, nous sommes plus déterminés que jamais à nous battre pour qu’aucun autre enfant, aucune autre mère, aucun autre père ne vivent un tel drame.

 

Il est des messages qui méritent une communication franche, directe, ne pas chercher à innover notamment lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi douloureux, ils existent tant d’autres thèmes pour lesquels ils pourraient exercer leur talent. 

 

La vie est ainsi faite, le monde tourne, tourne inexorablement, mais quelque fois nous avons l’impression qu’il tourne à l’envers, à contre-sens.

 

Ayons des pensées également pour ces enfants dont on ne sait ce qu'ils sont devenus, car un beau jour ils se sont volatilisés sans laisser le moindre mot, le moindre indice, sont-ils vivants ? Sont-ils passés de l'autre côté ?

 

Ces parents qui vivent perpétuellement avec un double sentiment ; l'espoir de retrouver un jour comme il était parti son enfant chéri, l'angoisse de recevoir un courrier, un appel téléphonique qui annonce la terrible nouvelle.

 

Comment avancer sans savoir ce que leur enfant est, ou est devenu ? Comment vivre dans cette attente dans l'espoir du meilleur et la peur du pire ?

 

Combien d'années va durer ce supplice, cette punition ? Ils ne sont maîtres de rien, ils n'ont pas la main, ils vivent au ralenti, suspendus au temps qui s’est arrêté ce jour précis où leur ange n’a plus donné signe de vie.

 

Notre malheur, nous amènent à venir nous recueillir en un lieu, mais eux, n'ont d'autre possibilité que de regarder les photographies auxquelles ils adressent quotidiennement la même requête, la même supplique: qu'es-tu devenu mon enfant ?

 

Voilà ce que nos « frères et sœurs de douleur » et nous-même avons vécu et vivons au quotidien, le manque d'un ange dont la présence invisible nous pousse à évoluer à prendre conscience que rien n'est fatalité il faut chercher en soi, le pourquoi de ses épreuves, la réponse est en nous, en nous seul.

 

De ses rencontres avec ses nouveaux amis, ne s’établit pas uniquement une simple amitié au travers de nos vécus, dans certains cas s’instaure tout autre chose, qui va bien au delà.

 

Pour preuve, l’affection profonde que nous témoignent Sabine et Jean-Luc, les parents de Jennifer partie elle aussi à 18 ans du même mal que notre ange Jérôme, qui ont souhaité que je sois le parrain d’un petit ange qui se prénommera Janaëlle et qui en juin 2009 découvrira ce monde.

 

Nos chers disparus ont fait de cette relation qui repose sur une souffrance commune, une durable aventure qui s’inscrit dans le prolongement de nos vies et ainsi nous faire prendre conscience qu’il nous faut vivre malgré tout, vivre désormais autrement, avancer avec plus de force, plus de conviction, plus de compassion, de compréhension, d’amour tout simplement, en harmonie avec nos êtres chers.

 

Garder sans cesse à l’esprit que de toutes nos expériences malheureuses, nous devons en tirer quelque chose et faire en sorte de nous mettre à la disposition de l'autre, rebondir pour retrouver plus de dignité dans notre condition d'être humain.


Nous sommes tous concernés par les destins tragiques encore une fois personne n'est à l'abri mais beaucoup se croient protégés, vivent dans l'insouciance en se disant que cela ne peut leur arriver alors que nous sommes tous de potentielles victimes.

 

Dans mon combat permanent, il est également des rencontres surprenantes, qui grâce à la technologie actuelle, je parle d'Internet, permet de converser avec des personnes dont nous ne connaissons que le nom ou quelques fois le pseudo.

 

Mon labeur quotidien m'amène à communiquer au plus grand nombre les informations sur le combat que je mène depuis que mon ange a pris son envol et je voudrais m'attarder sur la correspondance que j'ai établie avec S.K (elle se reconnaîtra) qui œuvre dans le domaine des dysfonctionnements de notre modèle de santé.

 

A la lecture de mon message sur les conditions de suivi et de fin de vie de mon fils, elle me fit cette première réponse :

 

« Ce qui vous arrive est totalement inacceptable. Je vais vous aider. »

 

Et après avoir pris connaissance de mon site Internet* dans lequel je relate le vécu de Jérôme et notamment son récit « Le Printemps Blanc », elle m'adressa ce commentaire :

 

«  en symbolique, le blanc représente la mort. D'ailleurs dans certains pays, c'est la couleur utilisée pour les enterrements. Le dernier livre que mon frère a lu s'intitulait: "Quand les cathédrales étaient blanches". Il est décédé à l'âge de 24 ans (suicide). Selon moi, "Le printemps blanc" évoque le passage vers l'au-delà. Vous l'avez compris depuis, la mort n'est pas une fin mais un début (printemps). Son âme savait qu'elle allait partir. Comme Michel Berger lorsqu'il a écrit sa chanson "Paradis blanc".

 

Jérôme va revenir. Mais pour l'instant il veille sur vous. Il n'a pas besoin de vous: c'est lui qui vous guide. Vous avez eu la chance exceptionnelle d'être les réceptacles d'un être abouti dont la mission était votre propre évolution spirituelle. (Je pense à cet instant au poète Khalil Gibran: "Vos enfants ne sont pas vos enfants"). Les êtres aboutis n'ont pas besoin de rester longtemps sur terre car ils ne viennent pas pour eux mais pour les autres. (D'où l'expression: ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier). »

 

Stupéfiant, alors que je croyais cette personne uniquement inspirée par le drame que nous vivions, je pris conscience par son texte, que nous partagions aussi la vision d'un autre monde...

 

Ce qui suit n'est pas banal, non plus, car lorsque j'ai pris connaissance du message de S.K, j'étais seul à la maison, ma femme et ma fille, étaient partis faire des emplettes au centre ville.

 

Vers 18 heures lorsque mon épouse est rentrée, elle me fit part de quelques achats et notamment d'un roman dont il ne restait qu'un exemplaire et qui porte le titre « Jérôme » des éditions Finitude surprenant !!!!!

 

Curieux, je tournais aussitôt le livre pour avoir un rapide aperçu de son contenu et là grosse surprise sur le dos de couverture, il est écrit :

 

« Depuis des années, Jérôme était devenu introuvable et on ne parlait plus qu'à voix basse de ce livre monstre, de ce livre dans lequel Martinet (l'auteur) rend hommage à ses maîtres, Dostoïevski, Joyce, Gombrowicz ou Céline, de ce livre qui résonne comme un terrifiant éclat de rire.

Aujourd'hui Jérôme est de retour. On va enfin pouvoir le lire, connaître le délicieux frisson du pire. Et choisir son camp. "

 

J'ai aussitôt informé mon épouse du dernier message de S.K, dans lequel elle écrit « Jérôme va revenir  », nous sommes restés un instant interloqués, avant de nous faire la réflexion sur l'arrivée prochaine du printemps, car nous étions le 7 mars 2009.

 

Je me suis empressé, via  la messagerie, de relater les faits à S.K qui en retour nous fit cette conclusion :

 

« Je pense que c'est très troublant en effet! Ecoutez le message du livre: il vous parle d'éclat de rire et de choisir son camp. (Hésitez-vous entre la vie et la mort??) Il y a peut-être d'autres messages à l'intérieur. Je le vois sourire en pensant: "Ils ont enfin compris que la mort n'existe pas! C'est pas trop tôt." Il est avec moi depuis quelques jours. Un esprit taquin. Je le ressens très insouciant. Lui, il rigole bien en tout cas. C'est pas comme vous... Je pense qu'il aimerait vous faire lâcher prise. Il n'y a pas de hasard. Ce n'est pas un hasard si vous avez trouvé un lien vers mon blog, ni ce qui vous arrive, ni les gens que vous rencontrez. Tout cela était prévu depuis longtemps, et c'est vous qui l'avez choisi.

 

Jérôme est venu pour mourir. Il fait évoluer votre chemin spirituel et vous guide dans votre mission. Il a peut-être quelque chose à vous dire. J'ai même l'impression que c'est un message pour l'humanité. En plus il est verseau, non? Il veut changer les choses. Il voudrait un monde plus juste. S'il cherche à vous contacter, vous le saurez tôt ou tard: ils trouvent toujours un moyen. En tout cas, il vous a envoyés vers moi. Apparemment on a quelque chose à faire ensemble. »

 

Et il est vrai, que nous avons établi S.K et moi sans nous connaître une relation d'âme à âme qui nous pousse toujours plus à nous rapprocher de ceux qui souffrent, en ce lieu qui se nomme la terre, et pour lesquels il y a tant à faire.

 

Le départ de nos anges nous amène à passer tant de journées et de nuits à cogiter sur notre devenir, ils nous renvoient en pleine face, ce que le monde est et ce qu’il va devenir, on ne ressent plus seulement notre propre douleur, mais celle des autres également, nous sommes devenus des réceptacles, notre sensibilité est à fleur de peau.

 

Et tout naturellement nous allons vers ceux qui ont besoin d’une aide, et dans beaucoup de cas ce sont de nouveaux combats que nous livrons contre cette injustice à l’encontre de ceux que nos institutions méprises.

 

Tant de nos concitoyens sont laissés au bord du chemin et combien sont tombés sur la chaussée incapable de se relever, aucun bras auquel se raccrocher et trouver un soutien, ils ne sont plus rien, personne ne les perçois, leur voix ne portent plus.

 

Nous devons nous faire entendre, et faire le nécessaire pour vivre en harmonie avec nos particularités car par nos comportements, nous créons des catégories, des classes, des races et qui sont autant de différences, alors que nous sommes fait de la même matière.

 

Que dire de ces enfants, de ces adultes que la société rejette, en les mettant en terre avant l'heure, ces êtres qui ont la malchance de porter la trace d'un handicap mental.

 

Ceux-là même que l'on cache, que l'on cloître dans des ghettos, que certains nomment hôpitaux et que l'on spécialise en rajoutant des barreaux.

 

Dans ces lieux tristes et honteux, où le personnel peu nombreux fait quelque fois du mieux qu'il peut, sans pouvoir prendre le temps de s'occuper d'eux.

 

Ils sont livrés à eux même, alors qu'ils n'ont plus la possibilité d'être eux-même, tant les médicaments dont ils sont gavés, les rendent inertes à toute mobilité, ce sont des âmes en cage qui n'ont d'autre destin que d'attendre la fin.

 

Ces êtres qui ne demandent rien d'autre qu'un peu plus d'humanité de la part de son prochain, ils sont des êtres à part entière et non entièrement à part.

 

Comment en ce siècle peut-il exister autant de cruauté, autant de barbarie ?

 

Dans ce pays qui se targue d’être à l’origine des Droits de l’Homme, chacun sait malheureusement qu’il faut être bien né ou très bien placé pour les mériter, mais en aucun cas si vous êtes un citoyen lambda vous n’en bénéficierait.

 

Et si de plus vous souffrez d’un handicap, malheur à vous, vous n’être pas digne de fréquenter le commun des mortels.

 

J’ai honte de ce que cette terre devient, une jungle où il faut se frayer un chemin sans pouvoir obtenir la même reconnaissance que son prochain, la valeur de chacun se mesure à ses moyens, à son apparence, tout en oubliant la richesse intrinsèque de celui à qui l’on colle une étiquette.

 

A toi, Stéphane, mon neveu qui vit un tel désaveu, je veux te dire ici que je ne peux cautionner cet état de fait, et que je lutterai aux côtés de ceux et ils sont nombreux qui veulent te rendre, ainsi qu'à  tous ceux qui souffrent du même mal, la dignité que notre société vous a retirée.

   

Ne sommes-nous pas  tous égaux ? Combien de fois avons-nous entendu ces mots, cités dans les lieux de prières, et maintes fois repris à la cantonade par nos chers responsables.

 

Ceux-la même qui votent des lois sans se préoccuper de savoir si elles sont respectées...

 

Ceux-la même, lorsqu'ils sont interpellés par un citoyen, lui tournent le dos et lui font comprendre par ce geste de mépris que seul il ne représente rien.

 

Il est vrai que dans notre société, seul le nombre compte, la masse les font trembler, car c'est autant d'électeurs qui peuvent basculer dans le camp adverse et cela ils ne peuvent le concevoir car le risque est fort de perdre le seul idéal qui les habite et qui se nomme               «  Pouvoir  ».

 

Ils se complaisent dans des discours verbeux dans lesquels ils enchaînent les bons mots et ainsi, flattent leur égo, le reste n'a aucun intérêt, nulle importance que leur suffisance.

 

Ils excellent dans le registre de la mauvaise foi, manient avec virtuosité la langue de bois,  nous ne sommes pour eux que des pantins de bois, des marionnettes qu'ils manipulent sans précaution, sans attention, sans compassion.

 

Nous n’avons une légitimité qu’à des périodes bien précises, dans ces moments là ils nous trouvent tant de qualités, tant d’intelligence, pendant une courte période ils déploient leurs bras telles des ailles protectrices pour nous accueillir, nous promettant tout le bonheur du monde.

 

Ils sont tels les présentateurs de la météo qui nous annoncent du très beau temps et lorsque c’est le contraire qui se présente, ils nous expliquent que ce n’était qu’une prévision et qu’une dépression nommée conjoncture est venue dérégler la belle aventure promise.

 

Nous n’avons d’autre intérêt que de les porter au firmament de leur ambition, leur ouvrir les portes du paradis, leur paradis à eux, duquel nous sommes exclus jusqu’à la prochaine élection…

 

La morale est absente de leur parcours, ils avancent sans embûche, sans état d'âme, alors que nous autres sommes toujours à la recherche d'une meilleure existence, en évitant le moindre faux pas.

 

Ils passent la majorité de leur temps à chahuter sur les bancs des hémicycles, entourés de certains confrères qui luttent contre la lourdeur digestive de paupières devenues trop épaisses par le poids des ans.

 

Beaucoup trop d'entre eux se peaufinent une image de "people" alors que le citoyen qui a pris le temps de déposer son bulletin dans l'urne n'attend qu'une chose d'eux, qu'ils remplissent la mission pour laquelle ils ont été élus: être le garant des droits et du respect des individus.

 

La révolution française n'a rien changé, certaines classes ont perdu leurs privilèges, d'autres s'en sont emparées sous prétexte du bien-être du petit peuple, belle démonstration d'hypocrisie...

 

Ils sont à l'origine du déclin de notre société où tout se calcule en nombre de voix, en parts de marchés, en valeur boursière, en audimat et l'humain dans tout cela ne compte pas, il est, et reste poussière.

 

Nous vivons dans la réalité, eux se sont enfermés dans une bulle, une bulle dorée dont ils ne veulent sortir trop heureux de ne pas côtoyer le monde réel, ce monde cruel.

 

Il nous faut rentrer dans un moule, un moule bien étroit pour certains, bien confortable pour d’autres, l’être humain dans sa diversité, dans sa richesse d’âme n’a aucune valeur dans cette société dont le matérialisme est devenu le seul vecteur de tout individu.

 

Nous suivons la voie qu'ils nous tracent, sans pouvoir agir sur eux, alors que notre futur nous appartient, que faisons-nous pour améliorer le quotidien ?

 

Nous sommes telles des brebis soumises, nous suivons sans nous faire d’illusion ceux qui ne savent pas où ils vont, nous ne pouvons aller à l’abattoir sans réagir, car ce qui est enjeu c’est notre avenir et celui des générations à venir.

 

Nous nous devons de laisser un autre héritage, il nous faut reprendre la main sur les valeurs humaines faire que chaque être sur cette terre soit respecté et qu’il ne soit l’objet d’aucun lobbying, la dignité de l’homme doit-être sauvegardée.

 

Pour cela nous devons sortir du communautarisme et du corporatisme, dans lesquels nos chers responsables nous ont enfermé, et faire ressortir une union constructive dont nous serions tous les acteurs…

 

Revenir aux fondamentaux, aux vraies valeurs de la vie, que sont: écoute, dialogue, compréhension et Amour avec un grand A, si tous les citoyens du monde voulaient se donner la main, avec pour perspective que de beaux lendemains. 

 

Regardons les choses en toute honnêteté, osons-nous tous nous regarder sans fard dans un miroir, que construisons-nous pour nous-même et pour ces générations qui viennent?

Dès leur plus jeune âge ils sont plongés dans un monde virtuel, placés devant un écran munis de manettes ils se construisent un environnement différent dont ils connaissent parfaitement les règles du jeu, ils s'enferment sans retenue dans une autre dimension, ils sont ailleurs et absents plutôt que d'être ici et totalement présents.

 

Ils sont devenus otages d’images de synthèse, leur monde à eux est en 3 dimensions, où tout est réalisable et lorsque par malheur ils échouent, aucun problème ils recommencent jusqu'à obtenir le résultat attendu.

 

Ils ont la main, font et refont le monde à leur façon, ils détiennent toutes les options, aucune limite à leur imagination.


Et lorsqu'ils prennent connaissance plus tard que la réalité est tout autre, qu'ils ne sont plus maîtres de ce monde qu'ils pensaient connaître alors ils tombent de haut et refusent ce qui ne peut-être à leurs yeux qu’une contrefaçon.

Pour eux, la vérité est ailleurs, il ne peut en être autrement, ce monde qu’ils découvrent leur fait peur, comment envisager un avenir dans cet univers sans cesse en guerre, sans cesse dans l'effroi, la peur du lendemain devient un quotidien trop lourd à supporter.

 

Toutes ces images qu’ils reçoivent par les différents médias et qui sont autant de monstruosités dont des innocents sont toujours les victimes, notre société s’est accommodée de tous ces actes barbares qui se déroulent au quotidien, nous devenons des voyeurs sans autre action que d’adresser de la compassion et de l’indignation.

 

Depuis que le monde est devenu soit disant civilisé, combien de massacres, de génocides dépeuplent cette terre ?  Aucun continent n’est épargné, de multiples régions ressemblent à des brasiers par la chaleur des armes, tant de sang a coulé sur jadis de vertes vallées qu’elles sont devenues de couleur orangé.

 

Ici, des peuples d’ethnies différentes se déciment, là, des guerriers se proclamant d’un dieu n’ont d’autre volonté que d’éliminer le plus grand nombre d’infidèle, sans parler de certaines communautés qui ne peuvent se côtoyer ; nous vivons dans la haine, dans la terreur, l’homme n’a pas changé depuis la création, il a tout simplement évolué dans le choix des armes et des cibles.

 

Et lorsque ce ne sont pas les armes traditionnelles qui tuent, c’est la guerre industrielle qui laisse sur le carreau des familles entières touchées par cette bombe des temps modernes qui se nomme chômage.

 

Sans oublier, tous ces êtres touchés par la famine, qui crèvent,  devant nos écrans dernière génération, la bouche grande ouverte faute de la remplir…

 

Comment cette jeunesse peut-elle se projeter dans l’avenir, avec de telles images en tête ? Ils ne se reconnaissent pas parmi leur semblable, au fur et mesure le fossé se creuse et ils finissent par faire le grand saut, passer de l'autre côté du voile et tirer le rideau. 

 

Nombre d'entre eux font le choix de faire le pas de trop, mais combien choisissent un autre chemin ? Celui qui les entraîne vers la destruction par l'absorption de substances, cette destruction chimique dont ils ne pourront que très rarement se sevrer.

 

Ils sont dépendants désormais de cachets et autres saletés, vivre sous médication pour mieux avancer, sans autre obligation que celle de ne pas manquer.


La société, hier attachée aux valeurs de la famille et du respect, a évolué vers une société "du tous pour moi, chacun pour soi ", alors comment s'étonner encore de tant de tragédies, de tant de dénis, nous devons changer de cap, mais le problème est de savoir si nous en sommes capables?


Capable notamment de resserrer les liens, de respecter les engagements que chacun de nous prend lorsque nous décidons de donner vie à un enfant, à son enfant, celui dont nous avons la charge et qui ne demandait rien, lui tracer un chemin en lui tenant la main.

L'accompagner, le protéger, le respecter, l'aimer et ne pas le lâcher seul dans un milieu pour lequel il n'est pas encore prêt.

Combien de couples séparés, de couples déchirés, de familles recomposées qui laissent dans le fossé des enfants attachés au lien du sang et qui ne comprennent pas l'éloignement de leurs parents.

Dans le meilleur des cas, la rupture se fera à l'amiable, sans heurt, en gardant un contact pour le bien de l'enfant afin qu'il se sente aimé par ses deux parents.

Dans d'autres cas, la séparation est plus brutale, aucune partie ne fait de concession, et pour l'enfant c'est un déchirement de voir ceux qui hier s'aimaient tant aujourd'hui se haïr autant.

Une partie d'entre eux réagiront spontanément contre ce qu'ils perçoivent comme une trahison, un abandon, jusqu'à se sentir responsable de cette situation.

  
Ceux qui ne diront mots, garderont en eux pendant des années ce traumatisme avant que le trop plein ne jaillisse et ne les exposent à toutes les dérives.

 

Quant à ces pauvres enfants maltraités, humiliés, abusés par ceux censés les protéger, les aimer et qui transforment cet amour en perversion pour leur propre satisfaction.

 

Comment ne pas avoir honte de tous ces êtres abjects qui nous entourent, qui salissent ces gosses par des gestes, des comportements d’incestes qui n’ont de cessent de perdurer.

 

Notre terre devient un lieu de débauche, où des enfants sont les proies de fossoyeurs d’âmes qui n’ont d’autre volonté que d’exceller dans l’horreur.

 

Il n’y a pire infamie, pire crime, qu’un enfant soit l’objet de fantasmes d’adultes et pourtant malgré la vigilance de certaines autorités ces actes barbares se répandent aux quatre coins du globe, comme une épidémie.

 

Tous ces profanateurs de corps, qui profitent de voyages dans des paradis de chair fraîche pour se livrer à leur sport favori, souiller de pauvres enfants, qui par pauvreté se trouvent êtres consentants.  

 

Ces monstres qui portent les visages de monsieur tout le monde et qui se délectent de ces atrocités en publiant sur la toile leurs exploits, afin que d’autres prédateurs puissent jouir à leur tour de ces images décadentes.   

 

Pauvre jeunesse, que nous entraînons dans un monde où le cauchemar et le rêve se côtoient, pour les uns il faut survivre avec des bleus dans le cœur, dans la douleur, d'autres n'ont pour seul objectif que d'être reconnu, non pas pour ce qu'ils sont intérieurement, mais par l'image qu'ils veulent renvoyer aux autres.

 

Tout le monde veut sa part de reconnaissance, les émissions de Télé-réalités sont devenues incontournables et attirent le plus grand nombre ; la notoriété, l’argent, la beauté physique, la recherche de l’éternelle jeunesse sont désormais les seules motivations de certains de nos semblables.

 

Etres des Dieux vivants, adulés, aimés, choyés ; tous veulent leur part de célébrité.

 

Ils ne peuvent accepter d’être des sans nom, des sans grade, de passer incognito, ils ne rêvent que de devenir comme tant d’autres, une icône, une idole, un être à part, un être différent du commun des  mortels, entrer dans la légende et laisser une trace sur les tablettes du temps.

 

Ils sont prêts à tout sacrifier pour obtenir ce sésame tant convoité, quitte à perdre leur personnalité, leur croyance, leur âme, rien ne doit faire obstacle à cette ambition qui devient une véritable obsession.

 

Devenir la nouvelle Star de la chanson, du cinéma, découvrir en haut de l'affiche leur nom en lettres capitales, le rêve accompli, l'aboutissement d'une vie.

 

Trop de nos semblables sont devenus esclaves de leur image, et certains iront encore plus loin pour façonner ce personnage ; lifting, implants mammaires et tant d'autres chirurgies, cette enveloppe charnelle visible aux yeux de tous la rendre plus belle, plus désirable, se sentir mieux dans son corps, le reste n'a pas d'importance, aucune importance.

 

Cette éphémère apparence, qui seule compte, aura son temps, jusqu’au jour dernier où chacun recevra sa véritable image comme solde de tout compte.

 

La beauté d’un être ne s’apprécie pas uniquement du regard, il y a d’autres moyens que les yeux pour explorer ce qui se cache parfois sous le fard.

 

Nous pouvons changer notre corps, nous pouvons le façonner, le transformer, mais l'âme reste elle-même, et aucune chirurgie ne pourra l'embellir, elle ne peut qu'évoluer par notre vouloir, par notre savoir et ainsi détenir une belle âme en soi.

 

Notre évolution n’est plus intérieure, mais repose sur des fondements uniquement d’apparence et financier, tout se transforme, tout se monnaie, tout se paie, tout est calculé, rien n’est spontané.

 

Tout devient superficiel, sauf le business qui lui est bien réel, tous les médias font le tapage nécessaire pour faire fonctionner un système dans lequel chacun de nous tombe avec trop de facilité, nous ne pouvons y échapper et pourtant nous le pourrions si nous n’agissions pas comme des moutons.

 

La vraie vie, les vrais problèmes de notre existence n’intéresse plus l’homme qui sommeille en chacun de nous, il faut désormais être informé de la vie quotidienne de ceux qui défraie la chronique.

 

La presse, les chaînes de télévision, les radios tous s’y mettent, moins d’information sur les sujets importants, plus de divertissements, de rêves, de star-système, trouver le scoop pour tenir en haleine tous nos compatriotes en quête d’inédit, de spectaculaire et qui concerne une célébrité devient indispensable pour augmenter le nombre de tirage et faire de l’audience.

 

Pour trop de nos contemporains, le « people » est devenu une nourriture indispensable, ils ne peuvent envisager d’en être privé, d’ailleurs les politiques eux-mêmes l’ont bien compris ils s’en sont fait des émissaires pour porter leurs idéaux, tels des porte-drapeaux.

 

Triste constat des lieux que celui-ci, mais tant d’autres faits pourraient compléter cet échantillon, nous avons tous connaissance de cette parjure et pourtant rien ne bouge, nos yeux se ferment, nos ouïes se bouchent, nos bouches la boucle, nos sens sont en sommeil, pour un temps, mais attention au réveil… 

 

Nous naviguons sans instrument sur cette mer patrie démontée en espérant éviter le naufrage qui semble pourtant inévitable, il faut savoir changer de cap, mettre les voiles, tourner le dos au mauvais temps, aux écueils menaçants, une bonne fois pour toute vouloir se mettre au sec, rien n’est fatalité, tout n’est que volonté.

 

Pour faire référence à ses propos je prendrai le texte que j’ai retrouvé dans tes affaires mon fils et que tu as intitulé : Naufrage des Sens  

 

« Nous naviguions auparavant en équipe sur ce grand bateau nommé " La Belle Vie ",

nous sommes désormais des navigateurs solitaires voguant sur cette mer " Morte ".

 

De ce voyage sans étape, que de vagues à l'âme nous heurtes et font tanguer ce bateau peu propice désormais aux longues distances.

 

Les écueils sont nombreux et l'on ne sait par quel miracle on évite le naufrage.

 

Parfois des rochers se dressent, une envie de mettre la barre droit devant,

sur ces obstacles menaçants et plonger dans les abîmes de la mer.

 

Entendre une dernière fois la corne de brume

et finir cette aventure sans aucune amertume.

 

Retrouver les sirènes qui des profondeurs viendront nous prendre la main

pour nous amener vers un autre chemin que celui du chagrin.

 

L'eau nous purifiera, le sel nous conservera et le ciel nous accueillera  »

 

Je ne sais à quel moment précis tu as écrit ces lignes, mais je ressens encore une fois ce mal être qui était le tien à cet instant, tu évoques déjà le chagrin, celui-là même que je porte et qui depuis se transforme petit à petit en autre chose.

 

Sache qu’au travers de ton cours passage, de tes écrits et de tes messages, je ne suis plus celui que tu as connu sur cette terre, je suis maintenant celui que tu veux que je sois vraiment.

 

Je suis désormais toi et moi…

 

J’ai pris conscience d’une autre forme d’Amour, cet Amour que je ne peux définir, mais que je ressens intérieurement, plus qu’un sentiment, c’est une énergie, une énergie nouvelle qui fait parler mon cœur et nourrie mon âme.

 

Ta présence parmi nous a illuminé notre vie, avec ta mère nous sommes fiers d’avoir été sur cette terre pour un trop court moment ce que l’on nomme « tes parents » et nous le resterons ici, et là où tu te trouves à présent.  

 

Grâce à toi mon fils, j'ai découvert un autre moi que je ne soupçonnais pas, je marche sur tes pas, tu m'as ouvert ce chemin intérieur sur lequel désormais je grandis.

 

Mon existence est dictée désormais par le rationnel et l’irrationnel, tous les événements, toutes les situations ne trouvent pas forcement les solutions que nous espérons, que nous envisageons, les mystères de la vie font et feront que nous serons toujours amenés à nous poser grand nombre de questions sans pouvoir toujours apporter des réponses.

 

Nous pouvons avoir des pistes de réflexions qu’il nous faut explorer, envisager toutes les possibilités et ensuite nous faire une opinion, notre propre opinion.

 

Rien n’est le fruit du hasard, au moment où chacun s’éveille à la lumière de cette terre nous recevons notre propre plan de vie avec lequel nous nous devons de cheminer.

 

Nous avons un destin qui nous est tracé, sur lequel nous ne pouvons agir, mais il est un élément sur lequel nous avons la main ; c’est notre propre instinct qui dicte nos actions au quotidien.

 

Nous partons malheureusement avec un sacré handicap, celui qui nous est donné par la mémoire de nos ancêtres et dont les récits qui nous sont légués influencent notre propre vision du monde dans lequel nous n’avons encore fait nos premier pas.

 

L’histoire des civilisations constitue un lourd passif par le comportement destructeur de l’homme sur son prochain ainsi que du lieu dans lequel il vit, ces faits qui sont portés à la connaissance de tous ces enfants qui se succèdent sur les bancs des écoles.

 

Notre cerveau à peine formé se trouve ainsi alimenté par d’autres pensées que les nôtres, dans ce contexte difficile pour une nouvelle génération de faire évoluer les choses.

 

Difficile d’entrevoir un monde différent si nous restons inactifs face à cette triste réalité, il nous faut bousculer l’ordre des choses que nous avons établit au fil du temps et se donner une autre ambition pour nous et tous ceux que nous aimons.          

 

Chaque jour qui passe est un nouveau chalenge qui nous est proposé, un défi qu’il nous faut relever, ne pas se laisser enfermer dans notre seul environnement mais tenir compte de tous ces humains qui nous entourent et s’ouvrir au monde.

 

Aller vers l’autre, cohabiter, communiquer sans se juger, appendre les uns des autres et se nourrir de la richesse de chacun, éveiller nos sens et ainsi améliorer un tant soi peu notre existence.

 

Marcher ensemble vers un autre destin, faire que ces rencontres, ces échanges, nous apportent cet ingrédient nécessaire qui nous fait tant défaut dans notre quotidien et qui se nomme fraternité.

 

Mais pour atteindre ce but, nous devons tous méditer sur le sens que nous souhaitons donner à notre passage sur cette terre, méditer sur nos vécus respectifs, faire une autocritique et en tirer quelque chose, ne pas avoir peur de se remettre en cause, entreprendre sa propre évolution et donner ainsi à son parcours de vie une nouvelle dimension.

 

L’imagination, le rêve, la pensée, qui sont liés à l’esprit sont autant de moyens de nous faire voyager dans le temps, mais également en nous, faire ce voyage intérieur afin de mieux nous connaître nous-même pour mieux appréhender ce monde, ceux qui le peuplent et les événements que nous vivons.

 

La perception est un des facteurs clé de nos décisions, de nos croyances, de nos comportements, chacun doit reprendre possession de son for intérieur, penser par soi-même et non au travers des autres, dégager, ressentir ses propres émotions et non vouloir s’approprier ceux du voisin, trop souvent on se laisse entraîner par les pensées et les sentiments de son prochain.

 

Nous avons été éduqué sur des principes stricts et scientifiques où tous les phénomènes trouvent une explication, rien ne peut rester sans réponse logique, il y a une explication à tout, sauf qu’il reste tant d’énigmes que personne n’a pu élucider.

 

Alors, pourquoi ne pas entrevoir notre passage sur terre, comme une étape, en ce lieu qui n’est ni un paradis ni un enfer, mais qui nous sert de tremplin pour accéder à un autre monde bien meilleur.

 

Je ne sais qui détient la vérité, mais ce que je sais depuis que mon fils est parti de l’autre côté, c’est qu’après avoir vécu dans l’inacceptable, le refus, la souffrance, j’ai fait un certain parcours agrémenté de ressentis et de sensations que je porte au plus profond de moi.

 

Ce parcours jamais je n’aurai pu le faire sans l’aide de mon ange, je sais que durant ces quatre longues années il m’a accompagné, tenu la main notamment pour prendre le stylo et composer des suites de mots, ces phrases qui sont autant de messages, une écriture à deux mains pour nourrir mon quotidien d’autre chose que de peine et de pain.

 

Ce qui est une évidence désormais pour moi, c’est de savoir qu’enfin grâce à cette évolution je peux continuer à vivre, j’avance malgré le drame vécu avec l’espoir qu’une fois mon parcours accompli j’irai rejoindre un ange parmi tant d’autres.

 

Cette évolution ne peut se faire sans l’appeler de ses vœux, elle ne se transmet pas par magie, il faut la rechercher, la désirer et l’accepter totalement.

 

En restant dans la douleur, dans la souffrance on ne fait que la repousser, notre esprit ne peut nous aider si nous ne faisons pas un minimum de ménage dans nos émotions négatives, il en restera toujours, mais il faut vider le trop plein pour libérer de l’espace et ainsi faire de la place pour recevoir du positif.

 

Ce positif qui nous est indispensable, car sans cela nous courons à la catastrophe, nous ne pouvons survivre en portant que du noir en nous, il faut vêtir notre intérieur d’autres couleurs pour se donner, une autre vision, un tout autre horizon.

 

Nous devons composer avec les deux éléments qui sont mis à notre disposition que sont l’esprit et le cœur et ainsi en toute harmonie trouver le bonheur, son propre bonheur, malgré les épreuves qui marquent notre vie.

 

L’espoir fait vivre, mais également souffrir, l’amour nous fait bien, mais aussi du mal, les pensées peuvent être belles, mais parfois mauvaises, tout à son bon côté et son contraire, à nous de saisir et de profiter du meilleur quand il est à notre porté et lorsque par malheur le mauvais nous tombe dessus plutôt que de le subir avec fatalité, accordons nous un temps de réflexion, une analyse de la situation est indispensable avant d’intégrer en soi ce que l’on reçoit et qui va s’installer dans notre mémoire, dans nos pensées de tous les jours et qui seront un frein à cette existence qu’il nous reste à accomplir.    

 

Je grandis maintenant avec cette évidence ; qu'il faut faire « parler » les épreuves que nous traversons, comprendre ce qu'elles veulent nous dire et approfondir, il y a un sens à tout, il suffit de chercher, de creuser, faire abstraction de l'unique pensée et savoir écouter ce que le cœur exprime.

 

Comprendre que le cœur est l'organe de l'âme, l'âme qui  rythme les battements du cœur ils sont en quelque sorte des âmes sœur, comme âme et amour sont indissociables ; avoir l'amour dans l'âme.

 

Toutes les réponses sont aux plus profond de nous, ne pas chercher ailleurs ce qui vit en nous et qui demande un travail sur soi, s'ouvrir à soi-même, rentrer en soi, se connaître et peut-être pour certain renaître, donner une dimension nouvelle à son existence, une nouvelle énergie positive du cœur (émotions) et de l'esprit (pensées).

 

Nos émotions, nos sentiments dont le cœur sous son angle spirituel est la symbolique représentation.

 

Ces sentiments, ces émotions qui peuvent être positifs ; ne dit-on pas, avoir un coup de cœur ? Mais également négatives ; avoir mal au cœur.

 

L'image que l'on dégage est parfois dictée par « un état de soi » par les sentiments que l'autre perçoit ; il a le cœur sur la main (faire don de soi) ou bien au contraire il a un cœur de pierre (absence de sentiments, d’émotions).

 

L'esprit n'est rien comparé à la générosité du cœur, nous ne sommes pas tous égaux sur ce plan, certains donnent tant d'amour, d'autres en sont dépourvus.

 

La beauté de l'âme née d'expériences dans le don à l'autre non pas uniquement sous sa forme matérielle, mais principalement sous sa forme spirituelle, il faut savoir aimer pour ne pas décevoir, savoir donner pour mieux recevoir.

 

Notre parcours sur cette terre ne peut se concevoir sans un minimum d’amour, trop souvent nous cachons ce sentiment de peur de passer pour un faible, il faut faire voler en éclat cette carapace que la société nous impose et mettre à nue notre personnalité, se distinguer peut parfois être salutaire.

 

Trouver une place dans ce monde, trouver enfin sa véritable place, prendre le bon chemin celui sur lequel on se sent bien et aller à la rencontre de ceux qui comme nous ont choisi de ne pas toujours subir ce qu’impose le destin, se tenir la main et sortir de cette apathie qui nous pourrie la vie.

 

Notre propre évolution est à l'échelle des épreuves que nous traversons, nous sommes tous des âmes en peines, cherchant ailleurs la vérité que chacun porte en soi.

 

Ne cherchons pas à vouloir être ou ne pas être, soyons- nous même tout simplement.

  

La vie terrestre nous consume à petit feu, et lorsque notre flamme s'éteindra nous serons dirigés, aspirés alors dans un autre lieu où nous retrouverons tous ceux avec qui nous avons été si heureux.

 

Il nous est impossible mon fils de couper le lien qui nous a unis et qui continue de nous unir, nous te portons et te porterons en nous jusqu’au moment où notre chemin de vie nous autorisera à emprunter le même passage que toi et enfin te retrouver dans la joie.

 

Je n’ai plus peur aujourd’hui de fermer les yeux sur ce monde, j’attends sereinement le moment où je franchirais ce tunnel qui mène vers cette autre lumière, sans angoisse, sans crainte, afin de trouver refuge dans cet univers dans lequel tu chemines.

 

Pour cet ultime voyage, nul besoin de bagage, je l'accomplirai simplement vêtu de mon âme chargée de son vécu, une nouvelle naissance m'attend, mais avant, je dois remplir au mieux ma vie ici bas qui me servira de passeport éternel afin d'accéder au pays de l'Au-delà...

 

Nous sommes le 15 mars 2009, dans quelques jours le Printemps chassera l'hiver pour nous réchauffer le corps, l'esprit et l'âme afin de poursuivre notre route avec à nos côtés la présence invisible de notre ange « Jérôme »

 

J'attends désormais avec impatience cette belle saison qui s’annonce, voir enfin la nature reprendre vie et faire exploser tel un feu d’artifices les multiples couleurs des fleurs nouvelles, et ainsi me rappeler que le printemps n’est pas toujours blanc de l’absence d’un ange…

 

L’amour n’a pas de frontière, il se déploie sur terre, il s’élève dans les air

s et franchit l’univers, tous les univers, il est universel, il est intemporel, il rayonne ici et maintenant, c’est un nécessaire carburant qui reste inépuisable et qui nous est indispensable.

 

Ce récit, cette réflexion personnelle, afin de partager avec le plus grand nombre, que chacun puise dans cet écrit ce qui lui paraîtra bon à prendre, c'est l'essentiel.

 

De cette douloureuse expérience sur le départ de mon ange Jérôme, je voudrais y associer tous les enfants de mes nouveaux « Frères et Sœurs » dont je ne connais que quelques prénoms : Jennifer, Virginie, Aude, Séverine, Axel, Coralie, Jérémy, Grégory, David, Bruno, Hervé, Vincent, Régis,…

 

Associer également tous les enfants, tous ces enfants partis trop tôt, qui laissent des Parents dans la douleur du manque de ces êtres merveilleux.

 

Et plus largement à tous ceux qui pleurent un Etre Cher et que rien ne peut consoler.

 

A tous, je veux leur dire simplement :

« Avançons tous ensemble, les sens en éveil, dans l’attente du jour béni où nos yeux s’ouvriront sur nos anges qui nous attendent de l’autre côté du voile »

Pour lire le magnifique texte de Jérôme "Le Printemps Blanc" cliquez sur La saison des Signes 4 dans la rubrique "Pages"
 

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